Vendredi Saint à Notre Dame d’Ambrières

 

L’homélie du Père Jimmy : les sept dernières paroles du Christ

« Père pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. (Luc 23,44)
C’est la première parole du Christ sur la croix. Le Christ crie et implore la Miséricorde divine. Le sauveur implore le Père de pardonner. Ce cri du Christ est une prière. Cette prière fait écho à la prière du Notre Père. Ceux qui condamnent, qui insultent, qui médisent, ceux qui font le mal, c’est ceux-là même qui doivent recevoir la Miséricorde divine : le pardon et l’amour infini.
Le Seigneur déteste notre péché mais continue  d’aimer les pécheurs que nus sommes.
« Amen, je te le dis, aujourd’hui, avec moi, tu seras au paradis. » Luc 23,43
C’est la victoire du Christ, du Sauveur. La victoire de la vie sur la mort. Le bon larron reconnait son péché, il prend conscience, il croit en Jésus sauveur. C’est cela la Rédemption, reconnaitre notre péché et accueillir l’amour infini d’un plus grand : notre seigneur.
Malgré notre péché, nous pouvons continuer à contempler le Christ sur la croix La mort n’a pas dit  le dernier mot. Oui, la lumière peut jaillir des ténèbres.
« Femme, voici ton Fils. Puis il dit au disciple : voici ta mère. » (Jean 19,26-27)
Elle se tient là, la Mère du Christ, la Mère de douleur. L e cœur de Marie est touché, il saigne. Elle voit son Fils, elle regarde son Fils sur la Croix. Elle est là jusqu’au bout. Une mère n’abandonne jamais son enfant.
L’heure n’est plus de demander à son Fils un miracle comme aux Noces de Cana, là, c’est le Fils qui offre sa Mère. Personne n’a pu comprendre autant que Marie le mystère de la Passion.
Contemplons cette communion d’amour.

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné. Elii, Eli lema sabactani ? »

(Matthieu 27,46)

Ce cri est le cri de la souffrance de l’angoisse d’un monde sans le Père. C’est le cri de la supplication d’amour du Fils pour son Père

.Est-ce que le monde comprend l’intensité du drame qui se joue ? Un monde sans Dieu, la catastrophe c’est impossible. Le Père est avec le Fils dans cette souffrance.

Aucune souffrance n’échappe au Seigneur.

« J’ai soif » (Jean 19,28)

Le Christ crie sa soif d’Amour infini pour les âmes, il désire que chacun soit sauvé, il a soif de notre Salut.En réponse, c’est du vinaigre qu’on lui donne.

Le Christ sur la Croix boit la coupe jusqu’à la lie. Saint Augustin dit : « Dieu qui t’a créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi. »

« Tout est consommé. » (Jean 19,30)

Oui, tout est achevé : la nouvelle alliance, les promesses, la finalité de l’histoire sainte, la volonté du Père, la rédemption par le Fils, le désir de sanctification de l’Esprit Saint s’accomplissent en plénitude. La croix est source de vie

Notre mission est d’annoncer, est de proclamer notre foi comme le centurion romain devant l’achèvement de cette Passion : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu. » (Marc 15,39)

« La Croix est source de vie » 

..suite

« Père, entre tes mains, je remets mon esprit. » (Luc 23,46)

C’est le dernier cri du Christ sur la croix. C’est le cri de la confiance  au Père, c’est le cri de l « effusion de l’Esprit d’amour qui nous conduit entre les mains du Père. L’agonie terrifiante du crucifié devient paix. Cette 7ème parole devient le sabbat pour l’homme puisque le Fils va reposer au sein du Père. Les co-héritiers du Christ seront reçus au sein du Père.Père et Fils et Saint Esprit, une communion d’amour.Le Fils remet son esprit entre les mains du Père pour que tous ceux qui auront vécu de la grâce de cette Passion soient glorifiés par le Père.

« La gloire des gloires, c’est la croix »  nous dit Saint Irénée.

Oui, elle est grande et elle est belle notre espérance chrétienne !

 

Jeudi Saint, en l’église Saint Martin de Le Pas

« Il les aima jusqu’au bout » (Jn 13, 1-15)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
« Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père,
Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde ,les aima jusqu’au bout.
 
Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer,
 
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains ,qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu, se lève de table, dépose son vêtement ,et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;puis il verse de l’eau dans un bassin.
 
Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit :« C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »
 
Jésus lui répondit :
« Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ;plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit :« Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! »
Jésus lui répondit :« Si je ne te lave pas,tu n’auras pas de part avec moi. »
Simon-Pierre lui dit :
« Alors, Seigneur, pas seulement les pieds,mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit :
 
« Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds :
on est pur tout entier.Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ;et c’est pourquoi il disait :« Vous n’êtes pas tous purs. »
Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table
et leur dit :
« Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ?
Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis.
 
Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
 
C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi,
comme j’ai fait pour vous. »
La célébration du Jeudi Saint a été suivie par de nombreux paroissiens

Dimanche 2 avril, Messe des Rameaux à Notre Dame d’Ambrières

« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Mt 21, 1-11)

 

Entrée messianique. Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

« Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers.
 
Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant :« Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle.
 
Détachez-les et amenez-les moi.Et si l’on vous dit quelque chose,vous répondrez :
‘Le Seigneur en a besoin’. Et aussitôt on les laissera partir.» Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète :
  » Dites à la fille de Sion :Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. »
 
Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné.  Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux ,et Jésus s’assit dessus.
 
 Dans la foule, la plupart étendirent leurs  manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route.
 Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient :« Hosanna au fils de David ! »…
 
La suite de l’Evangile
Le Père Jimmy bénit les rameaux qui seront apportés dans les foyers