Ce passage de l’évangile de saint Jean que nous venons d’entendre vient de nous dire l’évènement de Pâques.

Le premier témoin de cet évènement est Marie-Madeleine : elle qui venait prier, regarder le tombeau, elle voit que la pierre a été enlevée.

Elle se met à courir vers les disciples pour les prévenir… et aussitôt Pierre et l’autre disciple se mettent à courir… l’un court plus vite que l’autre, dit l’évangile.

Rien à voir avec une course sportive, mais il faut y voir l’importance de la nouvelle qui demande un déplacement rapide : il s’agit surtout d’un déplacement intérieur qui prépare à une conversion du cœur.

Nous voyons que cet autre disciple, arrivé le premier, a bien vu des linges posés, mais n’entre pas dans le tombeau… et Pierre, lui, arrivé en second entre, voit et constate qu’il ne reste que les linges et que le corps de Jésus n’est plus là.

Puis l’autre disciple entre, fait le même constat et son cœur devient tout brûlant. L’évangile dit : Il vit et il crut.

Ainsi, Marie-Madeleine d’abord, puis Pierre et cet autre disciple se souviennent de ce que Jésus leur avait dit, alors qu’ils n’avaient pas très bien compris que, selon les Ecritures, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Aujourd’hui, notre foi de baptisés s’appuie sur le témoignage capital des disciples de Jésus et particulièrement de celui dont l’évangile rapporte cette profession de foi : il vit et il crut.

Pourquoi donc, le texte de l’évangile ne cite pas le prénom de l’autre disciple ?

Et si nous y mettions le nôtre !   Avez-vous remarqué aussi que le texte d’évangile précise que l’autre disciple est celui que Jésus aimait.

Chers amis,

– le disciple que Jésus aime aujourd’hui, est celui qui met sa confiance et toute sa foi en celui qui est vivant, le Christ Jésus Ressuscité.

– Le disciple que Jésus aime aujourd’hui, est chacun de nous car chacun a du prix aux yeux de Dieu, et il invite chacun à recevoir sa force et sa lumière pour devenir un peu plus un croyant aimé de Dieu, et qui aime Dieu et ses frères.

– Aujourd’hui, les disciples que Jésus aime, sont, avec leurs parents, parrains et marraines, Elsa, Albane et Léandre qui vont être baptisés dans un instant.

Aujourd’hui, la fête de Pâques vient réchauffer nos cœurs et vient donner un sens à notre vie appelée à passer des ténèbres à la lumière.

Un jour nouveau se lève… L’aurore éclaire la pierre roulée du tombeau… Le jour du Seigneur est là… Marie-Madeleine est saisie, les deux disciples sont saisis : ils ne peuvent que contempler la lumière qui se lève et cette lumière du Jour nouveau est la lumière du Ressuscité

Aujourd’hui, la Bonne Nouvelle de la Résurrection du Christ veut nous saisir pour que nos peurs et nos préoccupations laissent place à l’espérance et à la joie de Pâques.

Tout-à-l’heure, la première lecture des Actes des apôtres nous a montré les disciples en train de raconter ce que Jésus a fait, ce qu’ils ont vu et entendu… Et ils annoncèrent la résurrection de Jésus.

Chers amis, à la suite des disciples de Jésus, nous recevons une mission : annoncer la Bonne Nouvelle de Pâques ; l’annoncer à celles et ceux qui nous entourent.  Nous sommes appelés à « fleurir là où Dieu nous a plantés ».

Dans notre monde en crise où chacun peut légitimement être inquiet, pour son devenir, celui de sa famille et de ses proches, il est essentiel que soient accueillis et encouragés tous les signes de vie, d’amour et de renouveau : même petits soient-ils, car Pâques est la fête de la vie, de l’espérance !

C’est aussi dans l’Eucharistie que nous puisons nos forces pour continuer la route de la vie chrétienne. Que cette fête de Pâques apporte à tous Joie et Paix, Confiance et Espérance !